A lire, à découvrir

L’Avivo du 19 janvier 2019

«  On enverrait dinguer les cygnes et les mouettes. On chercherait à savoir dans quelle direction souffle le vent qui se moque des frontières. On trouverait des cailloux pour réussir les plus beaux ricochets , et sans se soucier des orages à venir, on regarderait les grains de sable scintiller aussi bien que des pépites d’or »

On, c’est Silke, une jeune étudiante, qui s’occupe d’une fillette de 9 ans, Ludivine.Silke a été engagée par les parents de Ludivine, qui habitent une villa éloignée en bordure de forêt, La Favorite.

Silke, la narratrice, aime d’emblée la petite. Elle est étonnée dès le début par l’attitude étrange des parents, surtout celle du père, qui n’accepte aucun dérangement ( il est artiste peintre) et peut se révéler cruel. La relation amoureuse du couple semble douce, voire parfaite, en accord total. Où est la place de la petite fille ?

Michel Layaz restitue parfaitement l’attitude ambiguë du trio familial, on ressent un malaise, mais on ne peut le nommer. Son style délicat, faussement léger atteint ici la perfection. Ce récit poétique à souhait envoûte les lecteur – rice –s , sous le charme des frondaisons ( maudites ? ) de la Favorite.

                                                                       Annette Zimmermann