Fabien Franco dans le Magazine Kaële no 52, janvier 2009.

Une nouvelle fois le salut passera par la femme aimée.

Mais avant il aura fallu faire montre d’une persévérance acharnée pour sortir Boniface d’une posture pusillanime (ou paresseuse) qui le maintenait loin de l’action. Et quoi de plus bouleversant, ravageur et indomptable que l’amour d’une femme ? Car Boniface est tombé sur le véritable amour, celui qui l’oblige à se dépasser, à croire en lui, à affronter la réalité d’un travail rémunéré sous la contrainte d’horaires et la menace d’un inquiétant contrôleur. Journaliste mue par ce diamant qu’est la naïveté ou le regard idéaliste d’une âme sincère et généreuse, Marie-Rose Fassa emmènera son cher Boniface sur de nouvelles voies qui changeront à jamais le cours de son destin. Attachant, marginal voire subversif, Boniface quittera non sans mal le confort de son bain moussant et nous autres, lecteurs compatissants, de suivre avec jubilation ses tribulations salutaires et ses digressions littéraires. Ceux qui ont aimé Charlotte (Il est bon que personne ne nous voie, M. Layaz, sept. 2006, voir Kaële n°26), aimeront Marie-Rose avec la même intensité. Les autres découvriront un court roman qui manie ce que les Français envient aux Anglo-saxons : l’ironie.